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 Un courrier qui réchauffe... (et sans brûler !)

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CastelOrAzur
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MessageSujet: Un courrier qui réchauffe... (et sans brûler !)   Mer 06 Fév 2013, 11:45

Campement Bêta de l’Ordre Teutonique, Dole

Mateù était à l’intérieur de la tente blanche, flanquée d’une croix noire et jaune, qui servait d’abris de fortune aux officiers des Saintes Armées à Dole. Deux gardes en barraient l’entrée de leurs hallebardes. Quand un message s’y présenta, l’un des cerbères s’empara du courrier et passa la tête entre les tentures.

M’seigneur de Sabran, on nous apporte un pli, pour vous.

A l’appel de son nom, Mateù ne leva qu’un œil distrait.

Mmmm, plus tard, je suis occ...

C’est alors qu’il reconnut le sceau de Cuers qui arborait la lettre tendue par le garde.

Mateù se leva d’un bond, abandonnant son siège de toile, son écuelle de potage et ses compagnons de tablée.

D’un geste vif, il saisit le colis et quitta le pavillon. Il fut surpris par la fraicheur de la région. C’est que les armes de Cuers le ramenaient dans le sud...

Un tout léger flocon s’écrasa sur son visage. Le Vicomte venait de s’en débarrassa d’un revers de la main quand d’autres prirent le relais.

Enfin, il décacheta la missive qui libéra une fragrance délicate, quasi imperceptible, mais bien présente néanmoins.

« Con affetto »... C’est tout ce dont il avait besoin pour l’instant. C’est que les combats faisaient rage, non loin d’ici. La souffrance et la peur étaient le lot de tout combattant. Le Baron de San Esteven, lui-même, en avait fait la triste expérience. Heureusement, lui aussi était du bon côté, celui de la Foi. Il ne pouvait donc pas perdre cette bataille.

Les messages de soutien se multipliaient. Mais ceux venant de Provence étaient extrêmement rares. Aussi fallait-il y répondre sans tarder. Alors, Mateù reprit la place qu’il venait de quitter, fit débarrasser la soupe tiède et commande de quoi écrire.

Citation :
Cara Dea,

Votre courrier provoque en moi une joie que l’horreur-même des combats ne saurait entamer. Le soutien que vous m’apportez dans cette expédition divine est la plus forte des armes mises à ma disposition.

J’ai entendu dire que vous alliez vous lancer sur les chemins boueux du Royaume de France. Je reconnais dans ce geste votre passion et la force de votre Foi. Votre noblesse à vous est, avant tout, dans votre cœur. Si seulement le reste de notre assemblée pouvait-elle bénéficier du dixième de votre courage.

La raison me pousse à vous implorer d’être prudente. Mon cœur, quant à lui, vous encourage à chevaucher au plus vite car il lui tarde de vous saluer.

Prenez grand soin de vous,
Qu’Aristote veille,
Ciao,



Mateù

_________________


- Mateù 'Castel' de Sabran -
Vicomte de Fréjus, Baron de Grimaud, Seigneur de Nans-les-Pins, Seigneur de Lambesc, Seigneur de Callas, Chevalier Teutonique

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DuchesseSherry
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MessageSujet: Re: Un courrier qui réchauffe... (et sans brûler !)   Mer 13 Fév 2013, 00:39

[Memento Mori, aux abords du campement – Trop loin des combats]


- Uomo! Vous avez lu nostre courrier!!? Les privilèges se noient comme les hommes, souvenez-vous ‘en.
- Cé qué lo surveillance qué vous demande, viscontessa.
- Aux confins du nom qu’est le premier secret des hommes, Uomo….
- Homme secret? Alors viscontessa écrire vite pou connaître lo lui vouloir!

Connaître. Soirée gasconne. Étrangère. Lointaine.
Encore la Normandia ne lui sembla aussi perdue!!
Elle démangeait. La traîtrise. Partout! Sur la peau, dans l’âme dans l’esprit;
Galopait, galeuse contagieuse.

Alors Namaycush menait son armée flanqué de ses disciples.
Eusaias des siens. L’anti-roy. L’oiseau noir de sa Francia.

Memento Mori, rappelle-toi cependant que tu es haïs,
même si à sa façon un jour Provenço te mérita.

Te mérita…. Te mérita…. par ce même orgueil que toi.
Point!

Frisson. Cape resserrée.
Aux abords du campement laquais la regardait. Patient. Intrigué. Intelligent en sa tête, heureusement trop bête pour la trahir, confronté à cette langue divine qu’il maîtrisait sans éloges.


- Viscontessa?
- Humm…. Faites l’inventaire des vivres, Uomo. Il manque une malle!
- Haaa! Mia Viscontessa faire je laisser lo inventaire di son secret!

Loin des combats. Encore peut-être, riait-on de la bêtise des hommes? Innocente. De dépendance. Renvoyé au travail, il fredonnait. « Uomo »!
Tout heureux de son sort. Amusé d'une Vicomtesse!



[Toujours aussi loin des combats mais…. presque près d’un noble sourire]


Citation :
Il est un feu et des hommes.
En son ombrage en sa lumière, provoquons-nous ou subit-on le courage?
En le devoir en l’obligation, un sillon brûle et la vertu apaise.

Il est en mon courage que la foy tenue d’une main et le soleil porté de l’autre.
L’espoir d’un après, l’aujourd’hui trop violent.
À vos principes se sont réallumés les miens, à vostre joie, le sourire. Grand!

La Baroùna de Fayence et la Vicòmtessa de Salon de Provence bercent avec nous ce lendemain.
Bientôt, un battement du monde vous soufflera ce que de nous il adviendra.
Il tarde, pour la Navarre aussi il est craintes chez plus d'un.... considérons le....

Il mio caro Azzurro,

En cette guerre,
À la merci du mal, à la merci du bien
À la merci de nostr’ condition d’humains

Que vostre coeur soulage ses pensées. Je me veux croyante d'heureux présages,
prions seulement afin que cette fois ni l'opportunisme ni l'orgueil ne troublent Memento Mori,
que la foy en ses vallées nous rassemble tous enfin, qu'à l'horreur et ses paysages,
aillent libres vers le jour et vos pas et vostre noblesse, l'étendue de nos prunelles!

Il est une flamme, il nous est à vivre

Dea


Par-dessus tout que le ciel toujours vous garde par les mains du soleil!



Au message une bourse. Remercier Alessio.
Et tranquillement au "Prince" (enfin) aller se présenter.


- Uomo!

Il était une poitevine respirant le soir et un laquais un peu niais chantant encore son sort....!

_________________
Tuez-la dont enfin la Divine!

Io son partito poi cosi d'improvviso ~ Che non ho avuto il tempo di salutare ~ Istante breve ma ancora piu breve ~ Se c'e una luce che trafigge il tuo cuore (A.C.)
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CastelOrAzur
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MessageSujet: Re: Un courrier qui réchauffe... (et sans brûler !)   Ven 15 Fév 2013, 21:23

Souviens-toi que tu vas mourir disait Namaycush... A qui destinait-il ce message ? A l’ennemi remarquant l’oriflamme approcher ? Ou à ses propres hommes, afin de leur rappeler le caractère sacrificiel de leur mission divine ?
Pourvu qu’il ne prenne pas de risque inconsidéré. Lorsque Mateù avait appris qui allait diriger les opérations, il ne put masquer son scepticisme. Mais, après tout, Vincit qui patitur*. Peut lui importait les pertes alors.

Tandis qu’aujourd’hui, il se surprenait à s’inquiéter bien plus qu’un défenseur de la Foy ne devrait le faire.
Le dit tracas s’estompa net lorsqu’on annonça à Mateù qu’une réponse « cuersienne » venait d’atteindre le campement teutonique.

L’Arlésien déchiffra la délicate écriture d’une traite. Ensuite, il relut d’abord le courrier intégralement, puis par passages, choisis au hasard. Si bien qu’après quelques minutes, il le connut par cœur.

C’est une fois le sourire béat retombé qu’il se mit à l’ouvrage et répondit en ces termes :


Citation :
Mia dolce cara,

Vous me parlez d’heureux présages, je retiens votre venue proche.
Lorsque vous foulerez la Bourgogne et ses terres immondes, elles le seront beaucoup moins.
Quand vous expirerez dans l’air nauséabond de la région, il le sera beaucoup moins.
Comme vous vous mêlerez aux gens répugnants du coin, ils le seront beaucoup moins.


En attendant, je me languis de pouvoir vous compter parmi nous. Cette perspective réconfortante me donne d’ailleurs la force d’accomplir les tâches que le Très Haut me confie. Et Lui sait combien elles me dégoutent ces jours-ci ! Je suis, en effet, chargé de l’interrogatoire des prisonniers. Ceux-ci croient leur combat juste et n’ont pas moins le sens du sacrifice que nous... Mais je ne veux ni vous ennuyer ni vous incommoder avec ce genre de récits.

En espérant qu’Il dirige vos prunelles vers de plus nobles spectacles, je résume ma pensée : Puissiez-vous faire bonne route.

Hâtez-vous car vous attisez la Flamme,

Mateù



Le courrier allait s’envoler vers sa destinatrice. Quelques prières et beaucoup d’impatience complétaient le coli.

* « Il l'emporte celui qui souffre. »

_________________


- Mateù 'Castel' de Sabran -
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